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Feeling
Yes, Feeling No Mots clés :
Historique : Le programme Feeling Yes, Feeling No a été mis sur pied en 1980 par le Green Thumb Theatre for Young People, de Vancouver. Il se compose de trois films vidéos éducatifs et interactifs dune durée de 15 minutes chacun, réalisés par lOffice national du film en 1985. La version française du programme sintitule «Mon corps, cest mon corps» . Les vidéos font intervenir des enfants de différentes origines ethniques, ce qui augmente lattrait du programme pour les publics divers. Le programme est fréquemment utilisé dans le cadre du cours de formation personnelle et sociale. Le Lothian Regional Council Department of Education, à Edimbourg, en Écosse, a adapté le programme aux enfants ayant des difficultés dapprentissage. Objectifs : Les grands objectifs du programme sont de faire reconnaître les différentes réactions possibles à un toucher; comment chercher de laide si on trouve le toucher désagréable et les raisons pour lesquelles il est difficile de parler des touchers désagréables. Description : Cette série de films donne aux enfants des moyens de se protéger des agressions sexuelles venant dinconnus, de membres de leur famille ou de personnes en qui ils ont confiance. Avec ces 3 films comme point de départ de linstruction, le programme complet prend de 15 à 18 heures de classe. Un guide danimation décrit des jeux de rôles, des mimes, des projets dart, de musique et dautres activités permettant de renforcer les messages véhiculés par les films. Les grands thèmes traités sont : un toucher peut être agréable ou désagréable, en cas dagression sexuelle les adultes peuvent aider, et lagression sexuelle nest jamais de la faute de lenfant. Le premier film enseigne les compétences de base, le deuxième montre à lenfant comment évaluer des situations potentiellement dangereuses mettant en cause des inconnus et donne une définition de lagression sexuelle; le troisième aborde la possibilité que lagression sexuelle soit commise par un adulte en qui lenfant a confiance. Souligner quun toucher peut éveiller des sentiments positifs ou négatifs, plutôt que de dire quil est bon ou mauvais, est lun des aspects originaux de ce programme; le second est quil emploie les termes exacts danatomie au lieu des périphrases plus vagues du genre «les parties intimes» quon retrouve dans nombre dautres programmes. Formation des enseignants : Un film vidéo à lintention des professionnels présente le programme, donne des renseignements généraux sur le problème des sévices sexuels sur les enfants, sur la façon de le déceler et la façon daider un enfant qui en est victime. Participation des parents : Le même film vidéo destiné aux adultes peut servir à montrer aux parents comment renforcer les compétences apprises par leurs enfants. Efficacité : Solide méthodologie : Hazzard, Webb, Kleemier, Angert et Pohl (1991) ont comparé ce programme à un groupe témoin, auprès de 399 élèves de 3e et 4e année. Répondant à un questionnaire écrit, les enfants qui avaient suivi le programme ont obtenu des scores de connaissances significativement plus élevés que le groupe témoin et ils ont maintenu ces gains, 6 semaines et 1 an après le programme. À partir de courtes scènes présentées sur bande vidéo, les enfants qui avaient suivi le programme réussissaient mieux que ceux du groupe témoin à distinguer les situations sécuritaires des situations non sécuritaires et maintenaient ces gains 6 semaines et 1 an après le programme. Au test après programme, il ny avait pas de différence significative entre le groupe expérimental et le groupe témoin dans les compétences en prévention, notamment dans la capacité de dire non, de séloigner et de parler de lincident à quelquun. Un an après, les enfants qui avaient suivi le programme, avec ou sans séance de rappel, démontraient une amélioration significative de leur connaissance du problème. Recherche indicative : Sigurdson, Strang et Doig (1987) ont fait une analyse par item sur un groupe unique en administrant un questionnaire de 29 items à 137 élèves de 4 e à 6e année qui avaient suivi le programme. Au test préalable, la plupart des élèves avaient un niveau élémentaire de connaissance des règles de prudence et de laffirmation de soi, mais la plupart ont appris des concepts importants sur les sévices sexuels. À huit des questions, seules les filles ont significativement amélioré leurs connaissances. Particularités : Une seule brève séance de rappel a aidé les enfants à distinguer les situations sécuritaires de celles qui ne létaient pas dans les scénarios présentés sur film vidéo (Hazzard, Webb, Kleemier, Angert et Pohl, 1991). Hazzard, Kleemier et Webb (1990) nont pas constaté deffet significatif sur lacquisition de connaissances ou de compétences par les enfants, selon que le programme était animé par un enseignant spécialement formé ou par un spécialiste, dans la mesure où lenseignant était correctement formé. Coordonnées : Le programme familial (un film vidéo de 78 minutes) coûte 39,95 $CAN. Lensemble professionnel (4 vidéos) coûte 125 $CAN. Sadresser à lOffice national du film du Canada : Case postale 6100, succursale Centre-Ville, Montréal (Québec) H3C 3H5; Téléphone (sans frais) 1 800 283-9000; Télécopieur (514) 283-7564; Courriel à partir du site Web : www.nfb.ca. Au sujet de ladaptation destinée aux enfants ayant des difficultés dapprentissage, sadresser à : Principal Officer, Personal Safety, Lothian Regional Council Department of Education, 498 Gorgie Road, Edinburgh, EH11 3AF Scotland; Téléphone : 0131-469-5871. Références Hazzard, A. (1993). Psychoeducational groups to teach children sexual abuse prevention skills. Journal of Child and Adolescent Group Therapy, 3(1), 13-23. Hazzard, A., Webb, C. Kleemier, C., Angert, L., & Pohl, J. (1991). Child sexual abuse prevention: Evaluation and one year follow-up. Child Abuse and Neglect, 15, 123-138. Sigurdson, E., Strang, M., & Doig, T. (1987). What do children know about preventing sexual assault? How can their awareness be increased? Canadian Journal of Psychiatry, 32, 551-557. ESPACE
Mots clés :
Historique : Lorganisme Women Against Rape, de Columbus (Ohio) a mis au point le programme Child Abuse Prevention (CAP) en 1978. Des animateurs dispensent ce programme dans lensemble des États-Unis et dans de nombreux autres pays. Ladaptation en langue française, ESPACE, date de 1985. Le Regroupement des organismes Espace du Québec (le R.O.E.Q.) est responsable de lamélioration permanente du programme et de sa mise en uvre au Québec. Objectifs : Lobjectif de ce programme est de prévenir la violence physique, psychologique, verbale et sexuelle à lendroit des jeunes enfants. Description : Des animateurs spécialement formés par ESPACE/CAP animent dans les écoles des ateliers pratiques destinés aux enfants, aux enseignants et aux parents. Les séances en classe durent environ 1 heure et fournissent aux enfants et aux adolescents des renseignements et des stratégies qui les outillent pour résister aux agressions, lesquelles sont présentées comme une atteinte aux droits individuels des enfants. Les sujets abordés sont la violence verbale, psychologique et physique et sexuelle exercée par des pairs (intimidation) et par des adultes connus ou inconnus (abduction). Des discussions dirigées en groupes, des récits et des jeux de rôles aident les élèves à acquérir des stratégies de prévention ou de protection comme laffirmation de soi, le recours aux camarades, un hurlement dautodéfense et, si un cas se produit, le dire à un adulte en qui lenfant a confiance. Les animateurs sont préparés à recevoir des divulgations. À la fin des séances, les enfants qui le souhaitent peuvent rencontrer un animateur seul à seul. Formation des enseignants : Un atelier de 2 heures renseigne le personnel scolaire sur la violence, lui apprend à reconnaître les indices dune violence possible et linforme des ressources offertes dans la collectivité pour y faire face. Participation des parents : Une séance de formation de 2 heures destinée aux parents et aux familles insiste sur limportance détablir une bonne communication avec ses enfants. Efficacité : Solide méthodologie : Hébert et ses collègues (2001) ont fait une étude auprès de 133 élèves de 1re et 3e année, avec un groupe témoin. Au test administré après le programme, les acquis des enfants ayant suivi le programme étaient significativement supérieurs à ceux du groupe témoin au chapitre des connaissances et des compétences de prévention. Comparés à ceux du test après programme, les résultats à un suivi après deux mois ont indiqué que les enfants ayant suivi le programme conservaient les acquis en connaissances mais avaient perdu en compétences, ces dernières restant cependant significativement meilleures quavant le programme. Hébert, Lavoie et Parent (à paraître) ont fait une étude auprès de 272 parents (dont 55 avaient suivi latelier ESPACE destiné aux parents délèves du primaire et 217 servaient de groupe témoin). Les premiers avaient, par rapport au groupe témoin et dans une mesure statistiquement significative, une meilleure connaissance des concepts relatifs aux sévices sexuels sur les enfants, notamment des signes physiques associés cette forme de violence, des différentes formes quelle peut prendre, des sentiments dun enfant envers un parent agresseur et des caractéristiques des victimes. Soumis à un scénario fictif de sévices, ils proposaient aussi des interventions plus appropriées. Coordonnées : Le Regroupement des organismes Espace du Québec (R.O.E.Q.) applique le programme Espace au Québec. Responsable : Francine Gagnon, Coordonnatrice du Regroupement des organismes Espace du Québec, 59, rue Monfette, bureau 218, Victoriaville (Québec) G6P 1J8; téléphone : (819) 751-1436; télécopieur : (819) 751-1586; courriel : roeq@cdcbf.qc.ca; site Web : http://www.roeq.qc.ca/menu.html. En Ontario, plusieurs centres forment les animateurs qui dispensent le programme ESPACE : Le Centre de santé communautaire/COPA de Sault-Ste-Marie offre le programme aux écoles de langue anglaise de la région. Le Centre ontarien de prévention des agressions (COPA) assure la formation CAP et ESPACE et la programmation en français en Ontario. Sadresser à Kathryn Penwill, COPA; téléphone : (416) 465-3370 ou visiter le site Web : http://www.centredesantecommunautaire.com/copaframeset.html. Le siège social du CAP se trouve au Educational Information & Resource Center (EIRC) de Sewell (New Jersey) E.-U., accessible par son site Web : http://www.ncap.org/. Références Hébert, M., Lavoie, F., & Parent, N. (in press). An assessment of outcomes following parents participation in a child abuse prevention program. Violence and Victims. Hebert, M., Lavoie, F., Piche, C., & Poitras, M. (2001). Proximate effects of a child sexual abuse prevention program in elementary school children. Child Abuse & Neglect, 25, 505-522.
Touching:
A Child Abuse Prevention
Mots clés :
Historique : Le Community Child Abuse Council of Canada, situé à Hamilton (Ontario), a commandé la création du programme Touching en 1987, en réaction à une prise de conscience de lampleur du problème des sévices sexuels sur les enfants. Le Conseil organise des tournées de la pièce Touching, écrite par Michael Adkins à lintention des enfants du primaire de la région de Hamilton-Wentworth. Objectifs : La pièce Touching traite des sévices sexuels sur les enfants, de rapports humains et de résolution de problèmes. Elle transmet aux enfants les connaissances et la confiance qui les aident à faire face à des attouchements importuns. Description : Le film vidéo et la trousse de lenseignant sadressent aux classes de lélémentaire (de la maternelle à la 8e année (secondaire 2)). La trousse Touching peut être exploitée seule ou pour compléter un programme de prévention existant. La trousse de lenseignant contient un guide qui examine et explique les techniques de prévention. Elle propose aussi des exercices de résolution de problèmes et des jeux de rôles, des jeux, des jeux-questionnaires, des images, les paroles et la musique de chansons. Le film vidéo met en scène de drôles de personnages dans des sketchs qui abordent les principaux concepts de prévention des sévices. Le programme parle des jeunes intimidateurs, de prudence face aux inconnus, et des sévices commis par un adulte connu et en qui lenfant a confiance. Il aborde ces sujets délicats dune manière amusante et non menaçante. Les personnages se réfèrent à une «Charte des droits de mon corps» pour choisir quoi faire. Six cartes aide-mémoire renforcent les leçons contenues dans le film. Les activités développent chez lenfant lappropriation de son corps, la résolution de problèmes, laffirmation de soi, la prise de décision, la reconnaissance de ses sentiments et la prise en charge de sa personne. Des activités supplémentaires aident les enfants à collaborer et à communiquer, en leur faisant découvrir les techniques de remue-méninges et de résolution de problèmes. Les chansons du film donnent lieu à des activités chantées qui renforcent les concepts présentés dans le programme au sujet des sévices. Formation des enseignants : Le guide de lenseignant donne, sur tous les aspects de la violence faite aux enfants, une documentation utile à la formation du personnel. Il contient des définitions légales et la marche à suivre pour faire un signalement; les directives en cas de divulgation; des renseignements sur lidentification et lenquête, le traitement et la prévention. Participation des parents : Le programme propose, en français et en anglais, un film vidéo et son guide daccompagnement et un guide de documentation à lintention des parents. Les sujets abordés sont : comment enseigner la prudence aux enfants, comprendre ce que sont les sévices sexuels sur des enfants et leurs effets, pourquoi les enfants gardent le secret, qui sont les agresseurs, quelles stratégies ils utilisent pour attirer les enfants, les signes et signaux auxquels être attentifs, quoi faire en cas de divulgation, lintimidation, et des idées dactivités didactiques à faire avec les enfants. Dans la région de Hamilton-Wentworth, le Conseil offre aux parents une séance-atelier où il leur propose des trucs pour enseigner la prudence aux enfants. Efficacité : Solide méthodologie. Le programme Touching a été évalué par Tutty (1992) auprès de 400 élèves de 1re, 3e et 6e année, suivant une solide méthodologie. Les enfants étaient testés 2 ou 3 fois chacun, selon celui de quatre groupes expérimentaux auquel ils étaient assignés. Dans le groupe 1, les enfants assistaient à la pièce et étaient testés avant, juste après et 5 mois plus tard. Dans le groupe 2, ils assistaient à la pièce en même temps que le groupe 1, mais étaient testés seulement juste après et 5 mois plus tard. Dans le groupe 3, les enfants passaient les trois tests en même temps que les autres, mais nassistaient à la pièce que juste avant le test de suivi à 5 mois. Dans le groupe 4, les enfants nassistaient à la pièce quaprès la fin de la recherche, servant ainsi de groupe témoin. Ils passaient le premier test en même temps que les autres groupes et en passaient un second 5 mois plus tard. En matière de connaissance des concepts de prévention présentés dans le programme, les enfants ayant assisté à la pièce ont démontré une augmentation statistiquement significative par rapport aux enfants qui navaient pas vu la pièce. Comme le fait de passer le test préalable ne sensibilisait pas les enfants à la matière, lamélioration des connaissances est imputable au programme et non à la mesure. Les gains en connaissances se sont maintenus au test de suivi après cinq mois. Particularités : Tutty (1992) avance que le gain, statistiquement significatif, mais relativement modeste, au questionnaire sur les connaissances, montre quil faut présenter la matière plus dune fois aux enfants, particulièrement dans les petites classes. Une analyse par item et par niveau-classe montre que les enfants apprennent différents concepts à différents âges. Les enfants de 1re année ont eu, au plan des connaissances, des résultats significativement plus élevés que les enfants de maternelle. Les élèves de 1re et 3e année ont fait les gains les plus significatifs, en particulier sur des points comme les touchers importuns par un membre de la famille ou une connaissance, ou comme le droit de dire non quand on naime pas la façon dont quelquun nous touche. Dans une analyse ultérieure (1994) par item, Tutty a mis en lumière que les enfants réagissent différemment à certains concepts de la prévention des sévices sexuels, selon leur stade de développement, et que la participation au programme a amené une augmentation significative de la connaissance de ces concepts. Par exemple, à un item portant sur le droit de dire non à un toucher désagréable, il ny avait pas damélioration chez les élèves de 1re année, tandis quil y en avait chez ceux de 3e année. Coordonnées : Pour obtenir le matériel du programme, sadresser au Community Child Abuse Council of Canada, 75, rue MacNab-sud., Bureau 203, Hamilton (Ontario) L8P 3C1; téléphone : 1 800 471-2111 ou (905) 523-1020; télécopieur : (905) 523-1877; site Web : http://www.childabusecouncil.on.ca. Le film vidéo Touching et la trousse de lenseignant sont disponibles en anglais et en français au prix de 79,50 $CAN. Le film vidéo et le manuel des parents sont disponibles en anglais et en français au prix de 17,50 $CAN. Le Parent Resource Guide coûte 4 $CAN. Références
Tutty, L. (1992). The ability of elementary school children to learn child sexual abuse prevention concepts. Child Abuse & Neglect, 16(3), 369-384.
Tutty, L. (1994). Developmental issues in young children's learning of sexual abuse prevention concepts. Child Abuse & Neglect, 18(2), 179-192.
Its
Not Your Fault Mots clés :
Historique : RespectED: Violence and Abuse Prevention, qui est un programme de la Croix-Rouge canadienne, a créé et applique une série dactivités de prévention. Ce service communautaire est animé par des bénévoles. Les présentations sont offertes dans les écoles et à dautres organismes soccupant de jeunes, dans la plupart des provinces du Canada et au Yukon, en milieu rural et en milieu urbain. Le contenu du programme peut être adapté à des publics particuliers, comme les Néo-Canadiens et les groupes à risque comme les jeunes contrevenants et les parents adolescents. Une version en français devrait être disponible en 2002. Objectifs : Le but premier des programmes RespectED est de briser le cycle des mauvais traitements, du manque de soins, du harcèlement et de la violence interpersonnelle, et de favoriser des relations saines, respectueuses et aidantes. Description : Des éducateurs en prévention (bénévoles spécialement formés ou personnel du programme RespectED) animent les présentations faites en classe. Ces éducateurs doivent obligatoirement suivre une formation comportant au moins 120 heures de cours, un stage dobservation et un stage actif surveillé de 3 mois. Its Not Your Fault est, la plupart du temps, présenté aux élèves de 8e année (secondaire 2) en 5 séances ou en une séance de 2 à 3 heures. Sujets abordés : les répercussions de la violence faite aux enfants sur les individus, leur famille et la société, définition de la violence et du manque de soins, les stresses dune vie de famille normale, développer lart daider ses pairs et les services disponibles à lécole et dans la collectivité. Le programme arme les élèves afin quils rompent le cercle de la violence quand eux-mêmes auront la charge denfants. Même si ces programmes nont pas pour but dobtenir la divulgation de cas de violence, il arrive quils en suscitent. Les animateurs et les enseignants sont donc spécialement formés pour y faire face. Formation des enseignants : Les titulaires des classes sont tenus dassister à une séance dinformation où ils passent en revue la matière et le déroulement suivis par les animateurs du programme RespectED. Une partie importante de cette initiation porte sur la conduite à suivre en cas de divulgation de la part dun élève. Participation des parents : Les parents sont mis à contribution par certaines activités proposées aux élèves, qui ont notamment à interroger leurs parents ou grands-parents sur leurs relations amoureuses. Efficacité : Solide méthodologie : Hill et McCarron (1995) ont mené une étude auprès de 94 élèves de 8e année provenant de 4 écoles. Dans 2 écoles, les élèves (groupe expérimental et groupe témoin) ont été soumis seulement à un test après programme (4 mois après la fin du programme), qui na pas révélé de différences significatives entre les deux groupes au plan des connaissances de la violence faite aux enfants. Une analyse selon le sexe a montré que les filles obtenaient, tant dans le groupe expérimental que dans le groupe témoin, des résultats significativement plus élevés que les garçons. Dans lautre comparaison, comportant un test préalable et un test 4 mois après le programme et impliquant les 2 autres écoles (groupe expérimental et groupe témoin), les élèves ayant suivi le programme ont obtenu au plan des connaissances, des résultats significativement supérieurs à ceux du groupe témoin, au bout de 4 mois. Dans une analyse selon le sexe, les filles ont obtenu des résultats significativement supérieurs à ceux des garçons, au test préalable, mais pas au test après le programme. Coordonnées : Pour se renseigner sur les possibilités de présentation en classe du programme ´ Its Not Your Fault ª, sadresser au plus proche programme RespectED de la Croix-Rouge. Reference Hill, C.R., & McCarron, G. (1995). Evaluation of the Red Cross Child Abuse Prevention Program for Adolescents (CAPPA). Pilot project: Final report. Unpublished. Surrey, BC: The Canadian Red Cross Society, British Columbia-Yukon Division.
Lensemble
C.A.R.E. (Challenge Abuse through Respect Education) Mots clés :
Historique : À lorigine, cest la Child Abuse Research and Education Productions Association, de Surrey (Colombie-Britannique) qui a créé ce programme de prévention des sévices sexuels sur les enfants, au début des années 1980, à lintention des classes de maternelle à 3e année. Il en existe une version en français et une autre, adaptée aux clientèles spéciales. La division RespectED de la Croix-Rouge canadienne a pris la responsabilité du programme en septembre 2000 et a profondément remanié lensemble, introduisant notamment des règles concrètes de sécurité, donnant le nom exact des différentes parties du corps, faisant place à la diversité culturelle, ajoutant des exercices pratiques à faire faire aux élèves et enfin, leur apprenant à distinguer les comportements appropriés. Objectifs : C.A.R.E. enseigne aux enfants les connaissances et les compétences leur permettant de reconnaître les situations susceptibles de mener à des sévices sexuels; il leur enseigne également quils ont droit à la protection contre de telles violences et que leur corps leur appartient, et il leur fait connaître laide quils peuvent recevoir. Description : Lensemble C.A.R.E. présente 12 messages essentiels, sous forme de leçons quotidiennes de 15 à 20 minutes chacune, dispensées pendant trois à six semaines. Des cartes message présentent les concepts et proposent des idées de discussion et des activités correspondant à chaque énoncé important du programme. Les thèmes essentiels sont 1) mon corps et mes sentiments mappartiennent et jen suis responsable, 2) quest-ce que les sévices et les attouchements sexuels, et 3) comment se défendre et révéler les sévices sexuels. Formation des enseignants : Le programme RespectED fournit aux enseignants des renseignements sur les sévices sexuels commis sur les enfants, sur la prévention de cette forme de violence et sur les stratégies denseignement. La documentation fournie prépare les enseignants à faire face à déventuelles divulgations et leur fait connaître la législation en vigueur et les modalités du signalement. Participation des parents : Un feuillet dinformation est prévu, qui doit être distribué aux parents lors dune réunion ou transmis par lentremise des enfants. Efficacité : Solide méthodologie : Cette évaluation portait sur lensemble C.A.R.E. dorigine. Elle ne prouve rien quant à la version révisée. Perrault, Begin et Tremblay (1998) ont étudié 294 élèves de maternelle, et constaté des améliorations statistiquement significatives au plan de la connaissance du problème et de sa prévention, quand ils ont comparé les enfants ayant suivi le programme à un groupe témoin, juste après le programme. Les acquis étaient maintenus au test de suivi après 3 mois Recherche indicative : Des sondages auprès des parents indiquent que les enfants comprenaient le message global de lensemble dorigine (Écoles catholiques de Fort McMurray, 1992; conseil scolaire no 36 - Surrey, 1994). Au moins 67 % des parents ont indiqué que leurs enfants avaient réagi de manière positive : plus de connaissances, plus de confiance en soi, capacité de parler du sujet et sentiment de sécurité (Chan et Inrig, 1989; écoles catholiques de Fort McMurray, 1992; conseil scolaire no 36 - Surrey, 1994). Moins de 3 % des parents ont signalé des réactions négatives (Chan et Inrig, 1989; écoles catholiques de Fort McMurray, 1992). Les enseignants ont dit que les élèves avaient acquis des connaissances relatives à la sécurité personnelle et des compétences leur permettant de se protéger des sévices sexuels (conseil scolaire no 36 - Surrey, printemps 1994). Particularités : Hubbersty et coll. (2000) ont étudié les facteurs relatifs à lapplication : 1) la formation des enseignants avait une relation positive avec lutilisation du matériel de lensemble C.A.R.E. dorigine , 2) les enseignants estimaient que le printemps était le meilleur moment pour présenter le programme, parce que les enfants étaient alors bien adaptés à la classe, 3) les facteurs nuisant à lapplication du programme étaient le manque de formation, de la gêne face au contenu et la peur davoir à faire face à une divulgation, et 4) les dimensions positives du programme étaient, au dire des enseignants, quil convenait bien au stade de développement des enfants, sintégrait au programme de formation personnelle, que les enfants laimaient et que le programme contenait dimportants messages relatifs aux sévices sexuels, quon ne retrouvait pas dans les autres programmes. Coordonnées : La nouvelle édition de lensemble C.A.R.E. (le manuel de lélève Your Body is Yours, le cahier My Body Song, le guide de documentation, les marionnettes, laffiche, des signets et les cartes thèmes) peut être obtenue, en français et en anglais, auprès de RespectED: Violence & Abuse Prevention au prix de 243.95 $CAN avec un escompte de 15 % à lachat de 5 ensembles au moins. Les ensembles complémentaires pour une classe (une affiche, 30 cahiers et 30 signets) coûtent 26,95 $. Les sessions de formation dune journée coûtent 80 $ par personne, pour un minimum de 10 personnes. Prière de sadresser à RespectED : téléphone 1 888 307-7997; télécopieur 1 800 811-8877; courriel wz-contactcentre@redcross.ca ou site Web www.redcross.ca. Références Chan, R., & Inrig, R. (1989). Report to the Board of School Trustees School District #38 (Richmond) on the C.A.R.E. program implementation (1988-89 School Year). Richmond, BC: School District #38 (Richmond). Fort McMurray Catholic Schools (June, 1992). CARE Kit survey. Fort McMurray, AB: Author. School District #36/Surrey (Spring, 1994). C.A.R.E. Kit program review. Surrey, BC: Author. Hubbersty, C., Hume, S., Rutman, D., & Tate, B. (2000). An evaluation of the use of the CARE Kit & Lets Talk About Touching in Greater Victoria. Victoria, BC: Child Abuse Prevention and Counselling Society. Perrault, N., Begin, H., & Tremblay, C. (1998). Évaluation dun programme de prévention des agressions sexuelles auprès denfants de maternelle. Montréal, QC: Direction de la santé publique de Montréal-Centre. Safe
Child
Mots clés :
Historique : Programme élaboré en 1987 par la Coalition for Children, Inc., de Denver (Colorado) à partir dun autre programme venant de Health Education Systems, Inc. A été révisé à plusieurs reprises pour tenir compte des évaluations qui en ont été faites et pour intégrer les connaissances apportées par les plus récentes recherches. Objectifs : Les objectifs sont de prévenir les sévices sexuels, psychologiques et physiques infligés aux enfants par des proches, ainsi que les sévices et labduction par des inconnus. Description : Le programme est présenté sous forme de série allant de la maternelle à la 3e année et comportant pour chaque niveau des films vidéos, des plans de cours, des jeux, des jeux de rôles et dautres activités. La matière est répartie sur 5 à 10 leçons par niveau-classe. Lemploi de cassettes-vidéos garantit que les concepts et les techniques sont présentés de façon uniforme. Chaque segment de film est suivi dactivités à réaliser en classe (jeux de rôles, discussions en groupe, etc.) qui donnent aux enfants des occasions structurées de pratiquer ce que les films ont montré. Les compétences en prévention des sévices sexuels, psychologiques et physiques sont enseignées en maternelle, 1re et 3e année. On y présente des messages comme «mon corps, cest mon corps» , «oser dire non» , «il faut parler jusquà ce que quelquun apporte de laide» et «une punition qui laisse des traces et des marques quon voit encore le lendemain est une punition excessive» . La question de la prudence face à des inconnus est traitée au niveau préscolaire, à la maternelle. En 1re et 2e année, on présente les règles de conduite face aux avances dinconnus. En 2e année, sous le thème : je me garde moi-même, les enfants apprennent à rester en sécurité quand ils sont sans surveillance, entre autres comment répondre au téléphone ou à la porte, comment occuper les temps libres et quoi faire en cas durgence. Un questionnaire dévaluation est inclus dans le guide de planification communautaire, à lintention des enseignants et des administrateurs de lécole auxquels il est demandé de préciser leurs critiques et préoccupations, les avantages et aspects positifs du programme, les réactions des enfants et des parents et les changements quil conviendrait dapporter au matériel ou à la formation des enseignants. Formation des enseignants : Lensemble de formation présente un aperçu du problème de la violence faite aux enfants et de sa dynamique, ainsi que des techniques denseignement et de la conduite à tenir en cas de divulgation. Participation des parents : Un séminaire à lintention des parents approfondit la compréhension des concepts présentés aux enfants. Le matériel inclut un film vidéo présentant le programme et des lettres expliquant aux parents les activités menées en classe et les invitant à faire pratiquer les techniques et à renforcer les concepts appris par leurs enfants. Efficacité : Solide méthodologie : Kraizer, Witte et Fryer (1989) ont fait des mesures avant et après ladministration du programme, auprès de 670 enfants (âgés de 3 à 10 ans) dont certains avaient suivi le programme Safe Child, et dautres (le groupe témoin), pas. Pour mesurer un réel changement de comportement, une simulation, ou jeu de rôles avec script, servait à mettre à lépreuve la capacité de lenfant de résister à des avances sexuelles. Le pointage était basé sur les réponses verbales et sur le langage corporel de lenfant. Une amélioration statistiquement significative a été notée au post-test chez les participants au programme, mais pas dans le groupe témoin. Coordonnées : Le programme complet pour la maternelle coûte environ 395 $US, tandis que lensemble allant de la maternelle à la 3e année coûte 895 $US. Chaque trousse comprend un film vidéo pour les parents et enseignants, des films vidéos destinés aux enfants, les guides pédagogiques destinés à la formation des enseignants, le séminaire des parents et le programme des enfants. Les activités du programme et les documents à polycopier existent en langue anglaise, française, espagnole et créole. Pour tout renseignement, prière de sadresser à Sherryll Kraizer, Coalition for Children, P.O. Box 6304, Denver, CO 80206; téléphone : (303) 320-6321, télécopieur : (303) 320-6328, courriel : Kraizer@safechild.org. On peut commander par téléphone en composant le 1 800 320-1717 ou sur le site Web à ladresse : www.safechild.org. Reference Kraizer, S., Witte, S.S., & Fryer, G.E. (1989). Child sexual abuse prevention programs: What makes them effective in protecting children? Children Today, 18, 23-27.
Talking
About Touching
Mots clés :
Historique : Talking About Touching est une création du Committee for Children, un organisme formé à Seattle en 1980 dans le but de mettre au point des programmes détudes et de formation, pour prévenir les sévices sexuels sur les enfants. Lorganisme a, depuis, conçu dautres programmes de prévention de la violence et notamment Second Step. Talking About Touching a été revu et mis à jour en 1996 et comporte à présent de nouvelles mesures de sécurité personnelle, des photos-leçons rajeunies et davantage de lettres à rapporter à la maison. Le message : «labus sexuel nest jamais de la faute de lenfant» occupe encore plus de place dans le programme révisé. Le programme a été dispensé dans les écoles de milieux urbain, suburbain et rural et auprès denfants de différentes origines ethniques et socioculturelles. Objectifs : Le programme vise à ce que les enfants connaissent et appliquent les règles assurant leur protection, quils osent saffirmer et quils sachent distinguer les touchers bons, dangereux et non désirés, et suivre les règles de sécurité correspondantes. Description : La matière est divisée en deux ensembles visant 1) le préscolaire et la maternelle et 2) les 3 premières années du primaire. Chaque ensemble se compose dun guide de lenseignant et de photos-leçons cartonnées format 11 pi x 17 pi (28 cm x 43 cm). Chaque ensemble propose en plus un vaste choix dactivités multisensorielles servant à enseigner et à renforcer les concepts relatifs à la sécurité personnelle. Chaque ensemble content aussi le Grand livre de Sam, sous forme de brochure et de cassette audio, ainsi quun film vidéo à lintention des parents et gardiens et une affiche reprenant les différentes mesures de sécurité enseignées tout au long du programme. Les 14 leçons prévues à chaque niveau varient en durée de 10 minutes au préscolaire à 30 minutes en 2e et 3e année. Lidée de base est denseigner le cours pendant toutes les années successives de scolarité, parce que les compétences et connaissances enseignées chaque année tablent sur les acquis de lannée précédente. Le programme aborde la question des plans de secours, y compris en cas dattouchements importuns. Trois modules de base sont repris chaque année. Le premier porte sur les règles de sécurité concernant des choses et les gens, et notamment la circulation, le feu et leau. Le deuxième porte sur les règles de sécurité à suivre face à des personnes plus âgées qui parlent à lenfant ou le touchent, et sur les sentiments que lenfant éprouve alors. Le troisième apprend à lenfant à saffirmer et à se défendre face à de lintimidation ou quand il naime pas la façon dont quelquun le touche. Le programme est dispensé par lenseignant, mais les conseillers de lécole peuvent laider. La matière enseignée varie selon le niveau-classe, mais la méthode comporte toujours lapprentissage pratique de compétences, lintégration en classe et le transfert de connaissances. Formation du personnel : Il est recommandé de prévoir une formation touchant les éléments du programme et leur application. Les créateurs du programme suggèrent que tout le personnel de lécole apprenne dune part à reconnaître les comportements indiquant quun enfant est peut-être victime de violence, et dautre part à réagir adéquatement en cas de divulgation. Participation des parents : Les parents sont instamment invités à participer : un film vidéo dinformation à leur intention est inclus dans chaque ensemble. Des sketchs y montrent aux parents comment enseigner à leur enfant les règles élémentaires de sécurité face aux attouchements et comment réagir adéquatement à une divulgation. Le guide de lenseignant contient des lettres aux parents, prêtes à polycopier. Efficacité : Solide méthodologie. Le programme a été évalué dans sa phase pilote (Downer, inédit). Les 70 élèves du groupe expérimental ont suivi le programme pendant 3 semaines, tandis que les 15 élèves du groupe témoin ne le suivaient pas. Létude comportait une entrevue (où lon présentait des scénarios incomplets à laide de marionnettes) et un questionnaire à choix multiples portant sur les connaissances. Au test préalable, le groupe expérimental et le groupe témoin ne se distinguaient pas, mais après le programme, des différences statistiquement significatives ont été relevées. Il ny avait pas de différence significative entre les filles et les garçons. Lanalyse des résultats au questionnaire écrit a révélé une tendance, trop faible pour être statistiquement significative, montrant des gains en connaissance des règles de sécurité et des ressources du milieu, et en résolution de problèmes. Recherche indicative. Sylvester (1997), dans une étude du programme révisé, a constaté que les résultats densemble touchant la sécurité en général, les touchers et laffirmation de soi avaient augmenté à la suite du programme. Les élèves semblaient avoir plus de difficulté à se souvenir comment faire face à des attouchements importuns et quoi faire quand un adulte continue à toucher lenfant, même si celui-ci lui dit darrêter. Particularités : Selon lévaluation de Sylvester, la moitié des enseignants ont intégré le programme à leur enseignement normal et lautre moitié la enseigné comme une matière distincte. Les enseignants ont réagi positivement 1) à la formation qui les a préparés à enseigner le programme, 2) à laide que constituent les cartes-leçons dans la préparation du programme, 3) aux concepts, bien adaptés au niveau de développement des enfants, et 4) à lidée de guider les enfants dans des jeux de rôles. Coordonnées : Pour tout renseignement concernant le programme Talking About Touching, il faut sadresser au Committee for Children, 172 20th Avenue, Seattle, WA 98122, téléphone 1 800 634-4449, ou visiter le site Web à ladresse : http://www.cfchildren.org/reachus.htm. Lensemble pour préscolaire et maternelle coûte 269 $US et celui pour le primaire, 239 $US. Le film vidéo Yes You Can Say No (version française : Oui, tu peux dire Non) dune durée de 19 minutes, peut être projeté en relation avec le programme et convient aux enfants de 2e à 6e année. Un guide de lenseignant (dont la version en français accompagne le film en français) accompagne le film vidéo et lensemble coûte 65 $US. Références
Downer, A. (Unpublished). Evaluation of "Talking About Touching": Summary report. Seattle, WA: Committee for Children. Sylvester, L. (1997). Talking About Touching: Personal Safety Curricula (1996 editions). Preschool to Grade 3: Curriculum evaluation summary. Seattle, WA: Committee for Children. |
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